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« N’avoir rien accompli et mourir en surmené » *


Constat que font certains à la fin de leur vie de salarié, au premier jour de retraite en regardant le bilan de leur vie professionnelle.


Une grande lassitude justifiée par aucun accomplissement particulier. Ils se retournent sur ce passé et ne constate 𝗿𝗶𝗲𝗻 𝗾𝘂𝗶 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗲 𝗳𝗹𝗮𝘁𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗲́𝗴𝗼 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗶𝗿𝗲 « 𝗷’𝗲𝗻 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗳𝗶𝗲𝗿 ».


A quoi donc a été consacrée l’énergie déployée ?


A se battre pour trouver un poste et à se battre encore pour le conserver. A un niveau de la hiérarchie en entreprise les jours se consument à éviter les chausse trappes. Naguère l’on me conseillait de consacrer 50% de mon temps à faire de la politique interne. J’ai l’impression que les choses se sont aggravées.


Depuis David Graeber**, l'on sait que certains ont conscience de faire un travail dénué de sens.

Dans la majorité des postes l’on vous demande d’exécuter une partition avec pour unique exigence de ne pas faire de vague. Alors vous n’en faites pas et attendez que le temps passe.


Pour d''autres, il faut se battre inlassablement dans l’arène. Un œil sur les ventes, un autre sur les budgets et la gestion de l’humain qui vous laisse vidé en fin de journée. Les changements d’orientation, les réorganisations semestrielles, accroissent le poids de la fameuse charge mentale.


D’où l’impatience de beaucoup de managers de ne pas trainer dans la peau de salarié. Certains se sont mis à l’abri d’un mentor, sur une activité de niche où rien ne peut se faire sans eux, la majorité font le dos rond ou basculent dans une activité d’indépendant.

Il n’a plus qu’à espérer que vous avez eu quelques satisfactions du côté de la vie de famille sinon c’est la grosse déprime comme dirait Cioran…qui s’y connaissait en la matière 😊

*Emil Cioran-Œuvres-Gallimard


**David Graeber-Bullshit jobs-2018


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